Le Frère Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, écrivit en 1880 un petit ouvrage facétieux mais sulfureux et d’une étonnante actualité. Ce petit écrit démystifie la valeur du Travail. Bien avant l'apparition des congés payés ou la réduction de la durée de Travail à 40 ou aujourd'hui à 35 heures par semaine. Il nous propose de beaucoup moins travailler dans une optique marxiste mais peu dogmatique. Je vous encourage donc vivement à lire : L’Éloge de la paresse. Je ne résiste pas, pour vous mettre l’eau à la bouche, à vous en livrer quelques lignes :
(…) Ô Paresse, mère des arts et des nobles vertus, soit le baume des angoisses humaines !
(…) Prêtant l'oreille aux fallacieuses paroles des économistes, les prolétaires se sont livrés corps et âme au vice du Travail, ils précipitent la société tout entière dans ces crises industrielles de surproduction qui convulsent l'organisme social. Alors, parce qu'il y a pléthore de marchandises et pénurie d'acheteurs, les ateliers se ferment et la faim cingle les populations ouvrières de son fouet aux mille lanières. Les prolétaires, abrutis par le dogme du Travail, ne comprenant pas que le surtravail qu'ils se sont infligés pendant le temps de prétendue prospérité est la cause de leur misère présente (…) Le monde de 1880 est-il si différent du nôtre ?
Les commentaires récents